Question de la semaine

Combien y a-t-il d'éco-quartiers à Nanterre?
 
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Une utilisation maximale du bois PDF Imprimer

chantier-2010-06-01-006A l’IME, le bois est le matériau dominant. L’ossature bois –à base de panneaux entiers préfabriqués en usine et assemblés sur place- s’imposait en effet pour cette construction qui devait se monter très vite. Plus rapide à construire, plus économique, le choix de l’ossature bois a également joué un rôle important dans la décision de réaliser un Bâtiment Basse Consommation, une première à Nanterre.
Cette ossature est visible dès le hall d’entrée avec ses poutres et ses poteaux, imposants ; avec aussi ses panneaux en bois perforés servant d’isolant acoustique. Même environnement bois sur l’espace palier du premier étage, un lieu ouvert où se déroulent les réunions festives regroupant l’équipe pédagogique, les parents et les enfants. Du bois encore, partout, sur les façades côté cour, sur la terrasse extérieure. Enfin, invisible à l’oeil mais bien présente, la fibre de bois sert d’isolant thermique dans tout le bâtiment. Un choix dicté par un souci de durabilité dans le temps, de respect de l’environnement et de qualité de l’air.
Les sols sont en linoléum, à bas d'huile de lin, colophane, farine de bois, jute, pigments. Les peintures choisies sont à l’eau, non toxiques.

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Pompe à chaleur, isolation et ventilation double flux: un bâtiment basse consommation qui respecte l’environnement PDF Imprimer

-Le chauffage de l’IME :

Il est assuré partiellement par une pompe à chaleur, complétée par une chaudière à gaz à condensation. La pompe à chaleur récupère grâce à un échangeur les calories contenues dans l’air extérieur. Ces calories permettent ensuite de chauffer de l’eau, qui sera elle-même utilisée pour chauffer les radiateurs et le plancher chauffant du bâtiment. Un système qui fonctionne jusqu’à une température extérieure de 0°. En-dessous de cette température, l’électricité nécessaire au fonctionnement de la pompe devient trop importante.
En complément, une chaudière à gaz à condensation a été mise en place: le gaz brûlé dégage de la vapeur, vapeur condensée dont on récupère l’énergie.

2010-10-060-L’isolation :

Pour atteindre l’objectif du BBC (consommation maximale de 50kWh/m2/an), l’isolation du bâtiment est optimale. Des épaisseurs d'isolants importantes ont été mises en place (jusqu'à 40 cm). De plus, des tests d’étanchéité à l’air ont été réalisés lors du chantier de construction : portes et fenêtres fermées, le bâtiment a été mis en surpression afin de visualiser les points de fuites d’air et de les colmater afin d'éviter toutes pertes de calories par des courants d'air non maîtrisés. Les menuiseries aluminium sont conçues pour empêcher les fuites d'air  et sont équipées de vitrages à basse émissivité. Ces vitrages, véritables "pièges à chaleur" laissent passer la lumière mais réfléchissent l'énergie. Ils réduisent la chaleur absorbée et re-rayonnée après son passage à travers le vitrage.

-La ventilation :

Une fois l’isolation assurée, une ventilation double flux a été installée, avec dans chaque pièce un extracteur et un soufflage permettant de renouveler l’air. Le principe est simple : l’hiver, on récupère la chaleur de l’air usagé circulant à l’intérieur pour réchauffer l’air froid venu de l’extérieur. L’été, on surventile la nuit lorsque l'air est plus frais afin de rafraîchir le bâtiment. Pour être efficace, ce système de ventilation mécanique contrôlée s’accompagne côté sud et ouest de stores extérieurs en toile antisolaire, et côté nord de volets coulissants métalliques offrant une bonne protection thermique contre le froid l'hiver et contre les apports solaires l'été. Un débord de toit sur la façade sud permet aussi de limiter le rayonnement solaire l’été.chantier-051 
Pour minimiser le plus possible les dépenses énergétiques, des éclairages très performants (derniers modèles de fluorescents TL5 basse luminance et éclairage de sécurité en led basse consommation) ont été installés partout, avec des détecteurs de présence dans les toilettes et les lieux de passage (hall, escalier, couloirs...). Le couloir du premier étage est quant à lui éclairé en journée par des puits de lumière naturelle. Enfin, des récupérateurs d’eau de pluie ont été installés, ils permettront d’arroser le futur jardin et potager de l’IME sans apport d’eau supplémentaire.
Reste pour l’équipe de concepteurs de l’IME à travailler sur la maîtrise énergétique en cours de fonctionnement : pour cela, les utilisateurs ont un rôle fondamental à jouer en apprenant par exemple à ne pas ouvrir les fenêtres en été.
Pour assurer le suivi, la Ville contrôlera les consommations d’énergie de l’IME, grâce aux factures. Rendez-vous dans un an, après une année de chauffe complète, pour connaître les vrais chiffres de consommation d’énergie de l’IME. Affaire à suivre, donc !

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L’IME en chiffres PDF Imprimer

imeentre3L’IME accueille 35 enfants de 6 à 14 ans présentant une déficience intellectuelle, encadrés par une équipe de 25 personnes (équipe éducative, pédagogique, médicale, para-médicale, mais aussi personnel chargé de l’administration et de l’entretien).
Le coût de la construction (y compris démolition de l’ancien bâtiment et désamiantage, ainsi que les aménagements extérieurs) s’élève à 4.150.000 euros.
Coût du bâtiment seul : 3.250.000 euros dont 96.000 euros de subventions (Ademe, Région, Etat). Tout le reste a été financé par la Ville.
Durée de la construction : mars à décembre 2010.
L’IME a été lauréat de l'appel à projets BBC lancé par l'ADEME. Il a reçu le 2e prix de l’édition 2010 du Grand Prix de l’Environnement et a été sélectionné dans l’édition 2011 des Trophées Idées 92.
L’IME était auparavant implanté dans le groupe scolaire Romain Rolland sur le Mont-Valérien, les locaux récupérés seront utilisés pour créer une nouvelle école maternelle. Ouverture prévue : septembre 2011.
L’IME Fernand-Oury est une création de la direction de l’architecture de la municipalité de Nanterre. Marie-Hélène Gayet est l’architecte chargée d'opération, Hélène Quefféléant et Mérika Thomas du bureau d’études ont dessiné les plans. Amélie Doré a réalisé le cahier des charges et a suivi le chantier. Gaëlle Collignon s’est chargée de la partie  thermique. Le suivi de chantier des fluides a été confié à Patrick Deletang.

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