S'informer L'écologie urbaine Le Plan Climat Territorial Etat des lieux du Plan Climat Territorial début 2011
Etat des lieux du Plan Climat Territorial début 2011 PDF Imprimer

Quatre ans après son adoption, certains objectifs du plan climat sont atteints voire dépassés, d’autres sont devenus obsolètes par rapport aux ambitions des lois Grenelle (lire à ce sujet : les objectifs des lois Grenelle et leur influence pour Nanterre).


Dans le neuf, Nanterre était et reste en avance par rapport à la règlementation.

La loi du 3 août 2009, loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, prévoit que tout bâtiment neuf devra être BBC (Bâtiment Basse Consommation) dès 2012 (date de dépôt du permis de construire). Or Nanterre vient d’inaugurer son premier  BBC : l’Institut Médico-Educatif Fernand Oury qui a ouvert ses portes en janvier 2011 ( lire à ce sujet : IME de Nanterre,l'écologie au service des enfants).

Les études de ce bâtiment modulaire en bois ont été réalisées en interne -architecte, thermicienne et dessinateurs sont des employés communaux- ce qui a permis la réalisation de l’IME en un temps record.
La loi de 2009 impose également que toute construction neuve soit à énergie positive dès la fin 2020 (date de dépôt de permis de constuire). Or le futur groupe scolaire Abdelmalek Sayad (construction prévue en 2013 dans le quartier de la Boule) sera un bâtiment à énergie positive.
L’IME et le GS Sayad : deux bâtiments emblématiques de l’ambition nanterrienne construits et isolés majoritairement en bois, matériau durable par excellence. De plus, peintures, revêtements de sol et mobiliers sont également écologiques, non toxiques, non- polluants.
Grâce à l’élaboration de cahiers de prescriptions environnementales à destination des promoteurs, une même ambition environnementale anime le développement des deux éco-quartiers nanterriens portés par des aménageurs : les ZAC Centre Sainte-Geneviève (projet SEMNA) et Hoche (projet EPADESA), dotés de réseaux de chaleur écologiques. L’éco-quartier Sainte-Geneviève en particulier est une première en France, avec son système de chauffage innovant : plus de 50 % de la chaleur fournie grâce à la récupération de chaleur des eaux usées couplée avec de la géothermie sur nappe. L’éco quartier Hoche sera quant à lui chauffé par une chaufferie bois.


Les autres grands objectifs du Plan Climat : la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation électrique du patrimoine communal sont plus compliqués à atteindre.

Les émissions de carbone ont diminué depuis 2007. En revanche, la consommation d’électricité a continué à augmenter : plus 10% environ en 2009 par rapport à 2008. Une augmentation qui s’explique en partie par deux hivers très rigoureux -et le recours aux convecteurs pour chauffer certains locaux- l’augmentation du patrimoine communal, l’informatisation croissante et l’utilisation de plus en plus importante des bâtiments communaux.

Pourtant, de nombreuses actions ont été entreprises :

-Côté éclairage, certains bâtiments communaux ont été équipés de détecteurs de présence et 2 tubes de néon sur 4 supprimés dans chaque pièce.

-Côté éclairage public, les ampoules des lampadaires ont été remplacées par des lampes sodium haute pression, dotées d’un détecteur de luminosité en remplacement de l’horloge.

-Côté chauffage, plusieurs rénovations ont été lancées dans les groupes scolaires, gros consommateurs d’énergie : sur les 180 bâtiments chauffés, 80% des émissions de carbone sont provoquées par 40 bâtiments, en majorité des écoles et des bâtiments sportifs. Ces rénovations de bâtiments existants coûtent très cher, environ un million et demi d’euros pour une école. Les travaux d’amélioration thermique ont donc eu lieu à l’occasion de travaux de rénovation ou de mise en conformité avec la loi Handicap : le groupe scolaire Romain Rolland  a ainsi bénéficié d’une réhabilitation de ses portes et fenêtres. L’école La Fontaine a également connu une rénovation thermique totale sur l’un de ses trois bâtiments existants à l’occasion de son extension. Le gymnase Léo Lagrange, enfin, se verra doté avant fin 2011 d’un nouveau toit avec isolation maximale et panneaux photovoltaïques, ainsi que d’une isolation des parois verticales.

Parmi les autres réalisations : des panneaux photovoltaïques sur le toit de l’école Langevin et des brise-soleil photovoltaïques à l’école Jules-Ferry. Une isolation importante, des panneaux solaires thermiques, une toiture végétalisée pour le groupe scolaire Lucie Aubrac. Mais aussi une chaudière à bois pour chauffer la Maison du Chemin-de-l’Ile. Quant à l’eau chaude des sanitaires du théâtre des Amandiers et du Palais des sports, elle est désormais fournie par des panneaux solaires thermiques.
Sont également en projet : un contrat de performance énergétique au Palais des Sports et un audit énergétique sur l’Hôtel de Ville.

Autres pistes suivies pour faire baisser la consommation électrique et les émissions de carbone : maintien du chauffage à 19° maximum dans la majorité des bâtiments communaux par une régulation la plus fine possible, remplacement des chaudières en fin de vie pour des modèles plus performants ou des énergies renouvelables à chaque fois que c’est possible.
Enfin, deux postes ont été créés au service énergie depuis 2007 : un ingénieur thermique et un technicien économe des flux (chaleur, eau, électricité).


Sur le troisième axe du plan climat  -la ville incitatrice- les actions sont nombreuses et positives.

 Depuis l’année dernière, Nanterre participe à l’opération nationale « Laissons pousser », distribution de plantes et graines aux Nanterriens. En plantant ces fleurs et graminées de prairies sauvages, les participants permettent à la nature de reprendre sa place en ville, favorisant la biodiversité de la flore et de la faune.
D’autre part, deux dispositifs ont été mis en place pour inciter les particuliers à réduire leur consommation énergétique : Nanterre Habitat Plus (guichet unique, subventions et assistance technique pour améliorer l’habitat ancien), et le volet énergétique de l’OPAH-RU du centre ville (lien)(Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat et de Renouvellement Urbain : dispositif municipal destiné à améliorer l’habitat du centre ville).

 

Côté déplacements, enfin, Nanterre s’est engagée sur l’éco-mobilité :

Le réseau cyclable de Nanterre totalise aujourd’hui 43,3 km de pistes et bandes (dont 18 km aménagés par la Ville et 25 par le Conseil général et l’EPASA). Un chiffre qui place Nanterre en tête des villes du département. Des zones 30 (vitesse des véhicules limitée à 30 km/h avec mise en double sens des pistes cyclables) et zones de rencontre (priorité du piéton sur les véhicules) ont été aménagées.

Ont été également mis en place :
-le prêt de vélos au personnel communal pour des déplacements professionnels ponctuels. (523 sorties en 2010)
-des prêts longue durée de vélos au personnel communal (67 vélos prêtés)
-en projet, 50 à 80 vélos supplémentaires en 2011, dont une partie pliants.
D’autre part, la ville a aujourd’hui 28% de véhicules électriques sur un total de 241 véhicules communaux. En tout, 43% de sa flotte sont des véhicules propres fonctionnant avec 4 énergies alternatives : le GPL , le GNV, le B 30 et l’électricité.

A lire aussi :

-Le bilan des émissions des gaz à effet de serre en 2005-2006
-Les objectifs des lois Grenelle et leur influence pour Nanterre