Question de la semaine

Combien y a-t-il d'éco-quartiers à Nanterre?
 
facebook


Accueil Actualités "Construire ensemble le Nanterre de demain, une ville durable et solidaire"
"Construire ensemble le Nanterre de demain, une ville durable et solidaire" PDF Imprimer

hassanhmanijpgInterview d’Hassan Hmani, 3e Adjoint au Maire chargé de l’impulsion de la ville participative, coordinations des quartiers, communication, nouvelles technologies de l'information.


En quoi les Assises pour la ville sont-elles un moment important pour la démocratie locale ?

"Sur un plan général, les Assises pour la ville représentent d’abord un rendez-vous régulier entre l’équipe municipale et les Nanterriens, tous les Nanterriens. Notre objectif, c’est de faire participer un maximum de nos concitoyens, y compris ceux  qui n’ont pas l’habitude de venir aux réunions publiques, qui ne sont pas militants, qui n’appartiennent pas aux associations.

Les Assises sont également un espace d’échanges qui bouscule nos pratiques, nos comportements d’élus et qui nous permet de nous interroger sur notre manière de penser et de faire vivre la démocratie locale. C’est un moment où l’on peut inventer, innover, car il n’existe pas de recette toute faite dans ce domaine.

Les Assises représentent enfin un moment démocratique très important : elles conduiront à des propositions, puis à des engagements de l’équipe municipale."


Quels sont les enjeux de ces 5e Assises pour la ville sur le thème de l’écologie urbaine ?

"A Nanterre, l’environnement, comme la démocratie participative ne sont pas une mode. Historiquement on a été parmi les premières municipalités à adopter un Plan Climat Territorial, c’était en 2007, avant le Grenelle. L’enjeu de ces 5e Assises, ce n’est pas seulement de parler de développement durable, mais c’est d’associer le maximum de Nanterriens à la réflexion puis à la construction de la ville de demain, une ville que l’on veut durable et solidaire.
Côté développement durable on ne part pas de zéro, on n’a pas à rougir de tout ce qu’on a fait, on a avancé sur le photovoltaïque, la biodiversité, les normes de construction : la liste de nos réalisations est longue. Mais au-delà de l’avenir de Nanterre se pose aussi la question de sa place dans cet Ouest parisien, de sa participation au niveau local pour un changement global.
Je souhaite qu’à l’occasion de ces Assises tout le monde s’engage : citoyens, associations, entreprises, collectivité, dans l’élaboration d’un projet de ville durable et solidaire. Et qu’on s’interroge  ensemble : dans quelle mesure, en changeant nos pratiques à Nanterre, pouvons-nous avoir une valeur d’exemple au-delà du seul territoire de la ville ?"

 

Comment la parole des habitants et des acteurs qui vont participer va-t-elle être recueillie, traitée, repartagée ?

"Le principe des Assises, c’est d’écouter les habitants pour construire ensemble grâce aux échanges. On peut être d’accord ou pas, le jeu démocratique c’est le débat, la confrontation des idées -pour arriver à un consensus autour des propositions.
Ces Assises ont déjà commencé il y a plus d’un an, au travers de la dynamique mise en oeuvre avec la CEMEEU (Commission Extra-Municipale sur l’Environnement et l’Ecologie Urbaine) et les 5 rendez-vous citoyens qui se sont tenus à l’Agora. Ces réunions ont rassemblé des citoyens, des associations et des usagers de la ville -les entreprises- très actifs pour des débats très riches. C’est à partir de ces débats que nous avons élaboré les axes principaux du programme des Assises.
D’autre part, nous allons réaliser un sondage pour connaître l’opinion des Nanterriens sur notre politique environnementale. Il y aura aussi un questionnaire, disponible dans divers bâtiments municipaux, les centres sociaux, les mairies de quartier, à l’Agora, et sur le site. J’invite bien sûr chacun à participer via le site dédié!
Il y a enfin les débats : une semaine de débats publics intitulée « Carte verte à l’Agora » est prévue du 9 au 13 mai. Là encore tout le monde est invité à venir échanger. Tout cela sera restitué le samedi 14 mai, en ouverture du grand débat aux Arènes de Nanterre.
Tous ces échanges, tous les propos recueillis permettront de formuler des orientations et engagements pour le Nanterre durable de demain."


Quels enseignements peut-on tirer des précédentes Assises ?

"Elles permettent de mettre de l’ordre et de la cohérence dans les actions de la municipalité, de leur donner de la visibilité. Ainsi, lors des précédentes Assises sur le thème de la jeunesse, nous avons recensé avec les citoyens les différentes politiques mises en oeuvre en direction des jeunes à travers plusieurs services, en matière d’emploi, d’habitat, d’animation... Après les Assises nous sommes d’ailleurs passés d’un « service jeunesse » à une « action jeunesse » qui rassemble toutes ces initiatives.
Les Assises nous permettent d’abord de dresser  un état des lieux : on recense ce qui a été réalisé, et ce qui manque ; ensuite, avec et devant les citoyens, on prend des engagements et on les réalise… Diagnostic, échange, engagement, action : ce sont les quatre temps essentiels des Assises."


Qu’attendez-vous de ces 5e Assises ?

"Je les vois comme une étape introductive du processus d’évaluation de mi-mandat. Depuis le début de la mandature, malgré les obstacles -la volonté de l’Etat de favoriser l’extension de La Défense sur Nanterre, la crise économique, les restrictions budgétaires imposées aux collectivités locales- nous avons fait avancer les choses. Avec les Assises, les Nanterriens auront l’opportunité d‘évaluer les engagements pris dans le cadre du contrat municipal. En imaginant la ville de demain, ils dessineront l’avenir de ces territoires tant convoités par le capital et le monde de la finance.
Ces Assises seront enfin l’occasion pour les Nanterriens de s’emparer d’une question essentielle et d’actualité, avec les  projets de métro du Grand Paris, la prolongation du RER E Eole, du tramway. Si nous voulons un monde sans pollution, un monde où l’on favorise les transports en commun, où l’on facilite les déplacements de banlieue à banlieue, nous devons nous engager pour une station de métro place de la Boule mais aussi au pont de Rouen, dans le quartier du Petit Nanterre, afin de réparer un peu ces ruptures urbanistiques provoquées par les autoroutes et les voies rapides qui desservent la capitale.
Le Nanterre de demain se prépare aujourd’hui et les Assises, dans leur forme comme dans leur contenu seront un moyen de peser dans ces débats."
 


+ 6
+ 0
 

Désolé, vous ne pouvez pas laisser d'avis.